Lettres non-écrites [2017]

Conception et écriture David Geselson

Avec (en fonction des configurations et en alternance) :
Jérémie Scheidler vidéo
Loïc Le Roux son et interprétation
Jean-Gabriel Valot, Anne Vaglio, Jérémie Papin lumière
Lisa Navarro scénographie
Elodie Bouédec illustration sur sable
Séverine Chavrier piano et interprétation
Samuel Achache, Yannick Choirat, Charlotte Corman, David Geselson, Marina Keltchewsky, Laure Mathis, Elios Noël, Thibault Vinçon interprétation
Sylvain Tardy régie générale, lumière
Administration, production : AlterMachine I Noura Sairour
Communication, relations presse : AlterMachine I Carole Willemot

 

Production Compagnie Lieux-Dits

Durée 1h

« Si vous avez un jour voulu écrire une lettre à quelqu’un de cher sans jamais le faire, parce que vous n’avez pas osé, pas su, pas pu, ou pas réussi à aller jusqu’au bout, racontez-la-moi et je l’écris pour vous.
Nous passerons 35 minutes ensemble pendant lesquels vous me raconterez cette lettre non-écrite.
Je passerai ensuite 45 minutes à l’écrire pour vous.
Une fois la lettre écrite, je vous la lirai.
Si elle vous convient vous pourrez la garder (sous quelque forme que ce soit), et si non, je l’effacerai et n’en garderai pas trace.
Enfin, si elle vous convient et que vous acceptez j’en ferai peut-être quelque chose sur un plateau de théâtre, étant entendu que toutes les lettres seront rendues totalement anonymes.
Les sessions d’écriture auront lieu sur une journée.
Puis en début de soirée nous préparerons avec une partie de l’équipe de la compagnie Lieux-Dits une forme théâtrale construite à partir de ces lettres non-écrites. »

Le projet des Lettres non-écrites, démarré au printemps 2016 dans le cadre d’Occupation Bastille -projet mené par Tiago Rodrigues au Théâtre de la Bastille- est un projet au long cours, qui se poursuit depuis trois ans en tournée en France et à l’étranger. Une proposition d’échanges et de créations, comme une façon de dire que les lieux de représentations contiennent aussi la possibilité de venir parler, se faire écrire quelque chose, et s’entendre avec soi dans le monde par l’entremise des gens qui habitent les théâtres.
Le projet se déclinera également sous forme d’exposition, de création radiophonique puis de livre dans les années à venir.

David Geselson

« Si vous avez un jour voulu écrire une lettre à quelqu’un de cher sans jamais le faire, parce que vous n’avez pas osé, pas su, pas pu, ou pas réussi à aller jusqu’au bout, racontez-la-moi et je l’écris pour vous.
Nous passerons 35 minutes ensemble pendant lesquels vous me raconterez cette lettre non-écrite.
Je passerai ensuite 45 minutes à l’écrire pour vous.
Une fois la lettre écrite, je vous la lirai.
Si elle vous convient vous pourrez la garder (sous quelque forme que ce soit), et si non, je l’effacerai et n’en garderai pas trace.
Enfin, si elle vous convient et que vous acceptez j’en ferai peut-être quelque chose sur un plateau de théâtre, étant entendu que toutes les lettres seront rendues totalement anonymes.
Les sessions d’écriture auront lieu sur une journée.
Puis en début de soirée nous préparerons avec une partie de l’équipe de la compagnie Lieux-Dits une forme théâtrale construite à partir de ces lettres non-écrites. »

Le projet des Lettres non-écrites, démarré au printemps 2016 dans le cadre d’Occupation Bastille -projet mené par Tiago Rodrigues au Théâtre de la Bastille- est un projet au long cours, qui se poursuit depuis trois ans en tournée en France et à l’étranger. Une proposition d’échanges et de créations, comme une façon de dire que les lieux de représentations contiennent aussi la possibilité de venir parler, se faire écrire quelque chose, et s’entendre avec soi dans le monde par l’entremise des gens qui habitent les théâtres.
Le projet se déclinera également sous forme d’exposition, de création radiophonique puis de livre dans les années à venir.

David Geselson

Conception et écriture David Geselson

Avec (en fonction des configurations et en alternance) :
Jérémie Scheidler vidéo
Loïc Le Roux son et interprétation
Jean-Gabriel Valot, Anne Vaglio, Jérémie Papin lumière
Lisa Navarro scénographie
Elodie Bouédec illustration sur sable
Séverine Chavrier piano et interprétation
Samuel Achache, Yannick Choirat, Charlotte Corman, David Geselson, Marina Keltchewsky, Laure Mathis, Elios Noël, Thibault Vinçon interprétation Sylvain Tardy régie générale, lumière
Administration, production : AlterMachine I Noura Sairour
Communication, relations presse : AlterMachine I Carole Willemot

Production Compagnie Lieux-Dits

Durée 1h

Vidéos

« La plupart du temps, les seuls éléments de scénographie sur le plateau sont une table, un ordinateur et une imprimante qui accouche par intermittence des lettres des autres. Et le contraste entre l’objet, si prosaïque, et le contenu, si précieux, est beau.(…)
Ça demande un travail d’acteur précis, qu’ils ont effectué en un temps record en fin d’après-midi. Comme l’exige la règle du jeu, après sa journée de rencontres et d’écriture, l’auteur doit, à 17 heures, sélectionner les lettres à lire le soir (certaines datent d’anciens ateliers, d’autres du jour même), construire une dramaturgie et travailler avec son collègue à retrouver les enjeux de chaque texte. Jubilation perverse et panache de la défaite pour telle lettre de rupture, sidération joyeuse pour une autre, adressée à une mère disparue… (…) Il laisse opérer le plaisir que lui procure ces Lettres non écrites – «le plaisir à faire commu- nauté», insiste t-il.
Celui de se soustraire, de s’effacer derrière la voix des autres, en laissant parfois résonner, en sourdine, leurs lettres d’amours perdus avec les siennes propres. Dans celle qu’il a écrite pour Charlotte – dont la respiration, juste à nos côtés, dans le noir de la salle, intensifiait l’air – on entend ces mots qui appartiennent autant à la jeune fille qu’à l’auteur : «(..)  Il existe la possibilité chez les hommes de ne pas vouloir se détruire les uns les autres pour survivre. Je t’accorde bien volontiers que c’est devenu une chose rare. Mais ça existe

Eve Beauvallet, Libération

« Cela peut paraître anecdotique, seulement l’écriture de Geselson rend ces histoires sincères, parfois glaçantes. L’écriture porte une attention particulière à rendre l’interlocuteur d’origine, visible. Chaque écriture paraît être fidèle à l’histoire racontée, à la personnalité rencontrée.(…)
Lectures sèches, saccadées, retenues, suggérées ou encore pré-enregistrées avec la voix de Laure Mathis, on ne se lasse pas d’écouter. La mise en scène, la scénographie sont sobres, au service des mots.(…)
Les histoires abondent et c’est remarquable que d’honorer les paroles invisibles. Leurs préoccupations sont presque thématiques ; l’absence, le regret, la mort, l’amour, l’amitié, la famille. Autant d’histoires hétéroclites, éloignées les unes des nôtres mais dont les sentiments éprouvés ne nous sont pas si étrangers. Comme perpétuellement prisonnier du bouleversant cycle des émotions. »

Thiery Lola, Théâtrothèque

« Il est aujourd’hui impossible de raconter quoi que ce soit de ce spectacle : et c’est bien là toute la beauté du pari fou de David Geselson…»

La Dépêche du Midi

« La plupart du temps, les seuls éléments de scénographie sur le plateau sont une table, un ordinateur et une imprimante qui accouche par intermittence des lettres des autres. Et le contraste entre l’objet, si prosaïque, et le contenu, si précieux, est beau.(…)
Ça demande un travail d’acteur précis, qu’ils ont effectué en un temps record en fin d’après-midi. Comme l’exige la règle du jeu, après sa journée de rencontres et d’écriture, l’auteur doit, à 17 heures, sélectionner les lettres à lire le soir (certaines datent d’anciens ateliers, d’autres du jour même), construire une dramaturgie et travailler avec son collègue à retrouver les enjeux de chaque texte. Jubilation perverse et panache de la défaite pour telle lettre de rupture, sidération joyeuse pour une autre, adressée à une mère disparue… (…) Il laisse opérer le plaisir que lui procure ces Lettres non écrites – «le plaisir à faire commu- nauté», insiste t-il.
Celui de se soustraire, de s’effacer derrière la voix des autres, en laissant parfois résonner, en sourdine, leurs lettres d’amours perdus avec les siennes propres. Dans celle qu’il a écrite pour Charlotte – dont la respiration, juste à nos côtés, dans le noir de la salle, intensifiait l’air – on entend ces mots qui appartiennent autant à la jeune fille qu’à l’auteur : «(..)  Il existe la possibilité chez les hommes de ne pas vouloir se détruire les uns les autres pour survivre. Je t’accorde bien volontiers que c’est devenu une chose rare. Mais ça existe

Eve Beauvallet, Libération

« Cela peut paraître anecdotique, seulement l’écriture de Geselson rend ces histoires sincères, parfois glaçantes. L’écriture porte une attention particulière à rendre l’interlocuteur d’origine, visible. Chaque écriture paraît être fidèle à l’histoire racontée, à la personnalité rencontrée.(…)
Lectures sèches, saccadées, retenues, suggérées ou encore pré-enregistrées avec la voix de Laure Mathis, on ne se lasse pas d’écouter. La mise en scène, la scénographie sont sobres, au service des mots.(…)
Les histoires abondent et c’est remarquable que d’honorer les paroles invisibles. Leurs préoccupations sont presque thématiques ; l’absence, le regret, la mort, l’amour, l’amitié, la famille. Autant d’histoires hétéroclites, éloignées les unes des nôtres mais dont les sentiments éprouvés ne nous sont pas si étrangers. Comme perpétuellement prisonnier du bouleversant cycle des émotions. »

Thiery Lola, Théâtrothèque

« Il est aujourd’hui impossible de raconter quoi que ce soit de ce spectacle : et c’est bien là toute la beauté du pari fou de David Geselson…»

La Dépêche du Midi

Théâtre Ouvert, Paris

31.05.2017

Le Grand Parquet / Théâtre Paris Villette

01.07.2017

Théâtre de Lorient, CDN

20.04.2018 — 21.04.2018

Festival Terres de Paroles

27.04.2018

Théâtre Garonne, Scène européenne, Toulouse

08.06.2018 — 09.06.2018

Festival Crossing the Line, FIAF – Etats-Unis

22.09.2018

Théâtre de la Bastille

11.01.2019 — 12.01.2019

Le Gallia, Saintes

09.04.2019

Théâtre d’Arles

27.04.2019 — 28.04.2019

Théâtre Les Tanneurs, Bruxelles, Belgique

18.10.2019 — 19.10.2019

L’Empreinte, scène nationale de Brive, Tulle

07.11.2019

Espace Pluriels, Pau

13.11.2019 — 14.11.2019

Théâtre de l’Aquarium, Paris

22.12.2019

L’Avant-Scène, Cognac

26.01.2020

Le Rayon Vert, Saint Valéry en Caux

02.04.2020 — 03.04.2020

Le Canal – Théâtre du Pays de Redon

25.09.2020

CDN de Besançon

13.10.2020 — 14.10.2020

Théâtre Forum Meyrin – Genève

20.11.2020 — 22.11.2020

Espace 1789 – Saint-Ouen

09.02.2021 — 10.02.2021

MA – Scène Nationale de Montbéliard

16.03.2021

Le Rayon Vert – Saint-Valery-en-Caux

24.04.2021